Actualités
06 décembre 2017
Flashs marchés du 27 au 1er décembre 2017
le 1er décembre 2017 Environnement économique   Royaume-Uni : les négociations sur la sortie de l’Union européenne semblent avoir connu une avancée cette semaine. La soulte à payer par le Royaume-Uni aurait fait l’objet d’un accord sur un montant de 50 milliards d’euros environ. Reste à régler le statut des citoyens européens résidant outre-Manche, ainsi que la question de la frontière irlandaise. Cette première étape réglée, les négociations sur l’aspect commercial des futures relations pourront être abordées.   États-Unis : la deuxième estimation de la croissance du PIB pour le troisième trimestre est ressortie en hausse, à 3,3 %. Cette révision a été stimulée par les investissements non résidentiels et les dépenses publiques. L’audition du futur président de la Banque centrale, Jerome Powell, a rassuré les investisseurs, dans la mesure où il s’inscrit dans la lignée de la présidente actuelle, J. Yellen, laissant envisager une poursuite lente du resserrement monétaire. Enfin, les ventes à l’occasion du « black Friday » s’annoncent excellentes. 174 millions d’Américains ont fait des achats, en magasin ou sur Internet, pour un montant moyen supérieur à 350 dollars.   Zone euro : l’inflation pour novembre est estimée par Eurostat à 1,5 %. Elle se situe donc bien en-dessous de la cible de 2 % fixée par la Banque centrale. Les écarts entre les pays sont importants : la hausse des prix en France s’élèverait à 1,2 %, contre 1,8 % pour l’Allemagne.   Marchés financiers   Pétrole : l’accord sur la réduction des quotas de production (1,8 million de barils par jour) a été renouvelé par les 14 membres de l’OPEP, plus quelques pays dont la Russie, jusqu’à fin 2018. La Libye et le Nigeria, exemptés des quotas jusqu’à présent, ont accepté de plafonner leur production à leur plus haut niveau de 2017. Au total, ce sont environ 60% de la production mondiale qui ont signé cet accord. Une clause de revoyure, à la demande de la Russie, prévoit une réunion en juin prochain pour examiner l’état du marché et des finances publiques des pays producteurs. En effet, la Russie a besoin d’un prix du baril à 50 dollars pour équilibrer son budget, alors que l’Arabie saoudite a besoin d’un prix à 70 dollars. Entre les deux, l’industrie américaine du pétrole de schiste, non signataire de l’accord, est désormais rentable, en moyenne, avec un prix du baril à 54 dollars.   Taux : la faiblesse de l’inflation en zone euro et la perspective d’une politique monétaire américaine sans à-coups ont maintenu les taux 10 ans à un bas niveau. L’approche des élections en Catalogne le 21 décembre n’engendre pas de tensions sur les taux souverains espagnols.   Actions : les indices américains ont clôturé le mois de novembre sur de nouveaux sommets, portés par le sentiment que la réforme fiscale voulue par Donald Trump serait votée d’ici la fin de l’année. On remarque également une rotation sectorielle des achats, en faveur des bancaires et au détriment des technologiques. En zone euro, c’est la stabilité, voire une légère baisse, qui domine sur la semaine. Le bilan du mois de novembre est négatif de 2% environ pour l’indice CAC 40 et de 2,8 % pour l’Euro Stoxx 50. Ce mouvement s’explique pour une bonne part sur les marchés des changes où l’euro s’est revalorisé de 2 % face au dollar, ce qui handicape les sociétés exportatrices.   Rédigé le vendredi 01 décembre 2017 Visuel de contenu éditorial gauche du bloc 1   Visuel de contenu éditorial droite du bloc 1         
14 novembre 2017
Actualités des marchés financiers Semaine du 06 au 10 novembre
Environnement économique Zone euro : rebond des ventes au détail en septembre qui progressent de 0,7 % et de 3,7 % en glissement annuel. Les enquêtes de conjoncture auprès des entreprises, en octobre, confirment que le taux de croissance de l’économie évoluerait entre 0,6 % et 0,7 % pour les trois derniers mois de l’année. Le calendrier de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (« Brexit ») avance tellement lentement que l’inquiétude des milieux politiques et économiques est manifeste. À ce stade, l’UE envisagerait une période de transition aux modalités strictes, afin d’éviter un saut dans le vide à l’échéance prévue de mars 2019. Un accord de transition est également souhaité par les industriels locaux d’ici mars 2018. En effet, pour nombre d’entreprises, l’horloge est fixée un an avant l’échéance pour pouvoir actionner, le cas échant, les plans de secours. Ce délai est nécessaire pour faire face à un risque de « Brexit » sans accord, car il faut du temps pour déplacer des employés vers l’UE, pour ouvrir des bureaux à Francfort, Luxembourg ou Paris et demander les autorisations réglementaires pour ces installations. États-Unis : le Washington Post a évoqué en milieu de semaine la possibilité que les sénateurs républicains mettent un délai à l’application de l’abaissement de l’impôt des entreprises de 35 % à 20 %. Ce report repousserait à 2019 l’impact budgétaire des quelques 845 milliards d’euros que les entreprises ne paieraient plus. Marchés financiers Pétrole : la fermeté du prix du baril de pétrole s’explique, d’une part, par les tensions entre l’Arabie saoudite et l’Iran et, d’autre part, par l’annonce de l’Arabie saoudite de son intention de réduire de 10 % en décembre ses exportations de pétrole. Les rumeurs selon lesquelles le roi saoudien céderait le trône à son fils, Mohamed ben Salman ont également soutenu les cours. Enfin, les observateurs attendent la réunion de l’OPEP à Vienne, le 30 novembre, pour savoir si la réduction des quotas de production sera prolongée. Taux : la Banque centrale a précisé le montant mensuel de ses achats d’obligations (QE). Ce montant va être ramené à 30 milliards d’euros, mais, compte tenu de la taille du portefeuille, le réinvestissement des intérêts et des titres remboursés va représenter une somme proche de 11 milliards d’euros chaque mois. C’est donc un programme mensuel de 41 milliards d’euros qui sera investi chaque mois. En attendant, les rendements des obligations à 10 ans sont restés à peu près stable cette semaine, à l’exception du taux des emprunts espagnols qui a monté de 6 points de base à 1,53 %. Actions : premier accroc significatif sur les indices boursiers européens depuis la fin août. Cela peut s’expliquer par l’envie de prendre quelques profits, alors que les indices enregistraient des gains de 13 % à 14 % depuis le début de l’année. Si les stratégistes n’ont pas encore publié leurs perspectives pour 2018, certains analystes commencent à lister les facteurs susceptibles d’enrayer la hausse des places boursières. On peut citer une hausse importante du prix du pétrole, un ralentissement net de la croissance aux États-Unis, après 100 mois de hausse de l’activité, une réaction des investisseurs au risque politique (élection en Italie, probablement en mars) ou géopolitique (Corée du Nord, Iran, Turquie…) et, enfin, une perte de solvabilité des États ou des entreprises face à une hausse importante des taux. L’endettement des États représentera 75 % du PIB mondial en 2018, contre 57 % en 2008.
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